La réponse courte

Si le produit est textile et supporte la chaleur, le DTF textile est généralement la voie la plus simple. Si le produit est un objet rigide ou thermosensible, ou un article fini que vous ne pouvez pas mettre sous presse, l’UV DTF est le procédé conçu pour cela. Les deux ne sont pas interchangeables : les encres et les films diffèrent, et un transfert réalisé pour un procédé ne fonctionne pas dans l’autre.

DTF textile : imprimer, poudrer, polymériser, presser

Le DTF textile imprime une encre pigmentaire sur film PET en CMJN plus blanc. Tant que l’impression est humide, elle est recouverte de poudre adhésive thermofusible, puis cette poudre est polymérisée. Le transfert fini est posé sur le vêtement et lié à la presse à chaud.

Le canal d’encre blanche est ce qui permet au DTF de fonctionner sur vêtement foncé : il pose une base opaque sous la couleur pour que le visuel reste lisible sur du noir ou du bleu marine. La presse à chaud fait partie obligatoire du procédé, ce qui suppose que le support tolère sa température et sa pression.

UV DTF : imprimer, polymériser, appliquer sous pression

L’UV DTF imprime une encre UV sur film AB. L’encre polymérise instantanément sous lumière ultraviolette et l’impression polymérisée porte sa propre couche adhésive. L’application se fait à la pression de la main ou au laminateur à froid, sans chaleur.

Aucune chaleur n’intervenant, l’UV DTF peut décorer verre, métal, plastique, carton enduit et produits finis qui seraient endommagés ou déformés sous une presse à chaud. C’est le procédé pour décorer un objet, non un textile.

Là où les deux se recouvrent, et là où non

Les deux peuvent appliquer un graphique durable en quadrichromie sur une surface, et les deux utilisent un film transfert : d’où la ressemblance des noms. Les différences qui comptent en exploitation sont la méthode de polymérisation, l’adhésif et l’équipement exigé par chacun.

Le DTF textile nécessite poudreuse, polymérisation et presse à chaud : il occupe donc plus de place et impose un flux de finition. L’UV DTF nécessite l’imprimante et une capacité de polymérisation UV, et son étape de finition est la pression d’application, non la chaleur. Un atelier qui vend des vêtements décorés et un atelier qui vend des gobelets décorés exploitent deux lignes de production différentes, même si tous deux utilisent une machine étiquetée DTF.

Choisir entre les deux

Demandez-vous ce que reçoit le client. S’il s’agit d’un vêtement ou d’un article textile supportant la chaleur, le DTF textile offre le toucher le plus doux sur textile et un comportement au lavage établi. S’il s’agit d’un objet rigide, d’un article thermosensible ou d’un produit fini que vous ne pouvez pas démonter, l’UV DTF est le seul des deux applicable.

Si vous vendez les deux, ils sont complémentaires plutôt que concurrents : une ligne couvre le textile, l’autre les objets rigides, et ils partagent le flux de création même si les consommables sont distincts.